En direct du terrain avec Philippe L., merchandiseur

En direct du terrain avec Philippe L., merchandiseur

En cette première semaine de reprise d’activité, notre série « En direct du terrain » se poursuit. Témoignage de Philippe L. merchandiseur qui nous raconte sa première journée d’action en hypermarché.

ACTIONS MERCHANDISING : C’EST REPARTI !

Ce mardi était la reprise tant attendue de nos activités de merchandising. Motivés comme jamais après deux mois de trêve forcée, nous retournons sur le terrain. Nos missions : optimiser les linéaires, avec principalement des missions de réimplantations totales de rayons.

Le module de formation sanitaire bien intégré, les kits d’hygiène réceptionnés, on est prêt. Après deux mois de consommation effrénée, de ruptures de stocks, de réassorts et de réimplantations faites dans l’urgence, on est heureux de pouvoir enfin intervenir.

L’APPROVISIONNEMENT A ETE BIEN ASSURÉ CES DEUX DERNIERS MOIS

Premier constat :  en notre absence les points de vente ont bien travaillé. Les produits sont présents, pas forcément décartonnés faute de temps. Les références pas toujours achalandées faute d’énergie… mais qui peut en vouloir à ceux qui ont assuré l’interim ? C’est pour ça qu’on est là. Pendant le confinement, les équipes des magasins ont joué leur rôle, un rôle défensif. Bravo à eux pour ce bel effort, on prend la relève !

LES RÈGLES ONT CHANGÉ, ON S’ADAPTE

Avant d’accéder à la surface de vente, on procède à un nouveau rituel exigé par le contexte épidémique : vérifier tout son matériel et s’équiper.

Mains lavées, masque accroché, mains relavées, gants enfilés, notre matériel étiqueté dans les poches, on dégaine notre stylo personnel et on se présente au pointeau.

Pour le personnel de sécurité du magasin, même règle du jeu : port du masque obligatoire et lavages de mains réguliers. On est tous dans le même bateau et ça nous rassure.

Le chef de rayon est présent, le chef de secteur aussi, c’est parfait, la partie va pouvoir commencer.

Hier on se serrait la main, aujourd’hui on se salue de loin. C’est bien moins convivial mais c’est nécessaire alors on doit s’y faire.

Deux, bientôt quatre puis finalement 6 personnes l’équipe s’étoffe rapidement. On écoute les consignes du Chef de Rayon prononcées derrière le masque, ce n’est pas si simple surtout quand on doit se placer à 1m minimum les uns des autres. Alors on s’adapte, on tend l’oreille et on demande de répéter en levant le gant. Il répète. Il comprend.

Le « GO ! » est donné, à chacun son carré. Les réflexes reviennent rapidement, on déplace les étagères, on retire les étiquettes prix, on déballe les produits… On se fait aux nouvelles règles. On fait attention à ne pas percer ses gants avec les broches, sinon on doit se relaver les mains et mettre de nouveaux gants. A ne pas poser notre cutter au sol sinon il faut le désinfecter à la lingette antibactérienne.

On évite la surface de l’autre. Ce n’est pas facile de travailler côte à côte dans l’espace d’un rayon sans pouvoir se croiser ni demander à un autre de vous passer un produit, un marqueur, une étiquette etc. qui est à l’autre bout du linéaire. On a chaud avec les masques.  On a dû sortir deux fois pour respirer et reprendre souffle. Merci au CS de nous l’avoir proposé.

Ça y est, c’est terminé. Le rayon est ordonné, les broches sont installées, les références rentrées, les facings alignés. Du bon boulot comme en témoigne la buée sur les visières. Un coéquipier n’a lui pas encore terminé. Je l’aurais volontiers aidé mais les règles ont changé. On ne doit manipuler que les produits de la marque concernée. On lui aurait bien payé un café après mais…

Alors on quitte le terrain, on enlève enfin son masque ses gants et on file se re-relaver les mains. Quand on sort du magasin les premiers clients arrivent. Ouf, juste à temps.

Demain on revient et on en a envie. On sait désormais comment réagir et mieux s’organiser.

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